J'ai découvert le Manuel d'écriture et de survie de Martin Page en tirant les liens d'un tweet de François Bon. Les quelques extraits posés sur son blog ont de suite résonné en moi, pas en regard de ce que j'écris avec une plume ou un clavier mais davantage en regard de ma pratique photographique. C'est un peu pareil tout ça. J'ai cherché le livre en numérique. Autour des 9 euros. En papier 14.

Un saut à la librairie Coiffard, ma sœur de libraire saura me le sortir de l'étagère en deux minutes, histoire qu'une fois en main, je me fasse une idée de l'ouvrage. Elle était partie déjeuner. C'est Claudine qui est montée sur une échelle. Il était là, tout en haut du haut. Elle a dû tendre le bras, se mettre sur la pointe des pieds, s'incliner à presqu'en tomber. Tiens, voilà !

Je me tâte, papier ou numérique ? Le format, le toucher et la couleur de l'imprimé sont plus attirants que le gris froid et plastique de ma liseuse cette fois-ci. Aucun fétichisme du papier ici, mais en ce moment je le préfère à l'encre numérique. 9 euros l'epub lui dis-je, quand même. Et de me faire bousculer pour toute réponse : non mais tu déconnes là !? Tu vas prendre ce bouquin et le risque de perdre 14 euros plutôt que 9 ! Le numérique tu ne l'auras jamais ! Et puis tu l'oublieras. Forcément, elle avait raison.

J'ai pris la version papier.

— Et le petit bouquin de Jean-Christophe Béchet qui vient de sortir, Petite philosophie pratique de la prise de vue photographique, tu le connais ? Attends !

À peine entre les mains, je le sentais si bien avec sa jolie typo et son toucher un peu rêche que je l'ai pris sans hésiter lui aussi. Je l'ai dévoré en l'espace de trois soirées. Tout photographe se devrait de le lire. J'en reparlerai ici bientôt, si j'ai les mots.